Après avoir vu la victoire leur échapper en 2006 et en 2012, les Éléphants ont finalement vaincu la malédiction et ont offert la victoire à leur pays au cours d’une intense série de tirs au but. Eurosport-bet.net a choisi de revenir sur cette rencontre qui clôture la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations.

Les Éléphants, des habitués des tirs au but

Le scénario se répète, mais, cette fois, avec une fin heureuse pour la Côte d’Ivoire. En effet, le pays avait déjà vu la victoire leur échapper de peu en 2006 face à l’Egypte. Ces derniers avaient été sacrés champions d’Afrique après avoir remporté la séance de tirs au but. Puis, en 2012, la malédiction s’abat une nouvelle fois sur les Éléphants. L’équipe zambienne avait raflé la victoire en s’imposant lors de la séance de penaltys, une fois encore.

Cette finale avait un léger goût de déjà vu pour les supporters ghanéens et ivoiriens. En effet, cette 30e finale de la Coupe d’Afrique n’est autre que le remake de la finale de 1992 qui opposait les Éléphants aux Black Stars. La victoire avait été remportée de peu par l’équipe ivoirienne lors de la séance des tirs au but, offrant au maillot orange sa toute première étoile.

Copa Barry, le héros du match

Les 120 minutes du match n’avaient pas été particulièrement riches en action, toutefois, la séance de penaltys a largement rattrapé les premières minutes de la rencontre. Les tirs au but avaient bien mal commencé pour l’équipe ivoirienne, mais c’était sans compter sur le talent du gardien Ivoirien, Copa Borry, qui est parvenu à arrêter les tentatives de but d’Acquah et d'Acheampong. Barry se trouvait alors dans un fâcheux état et se plaignait de douleurs et crampes aux jambes. Pourtant, le gardien de l’équipe ivoirienne ne relâche pas sa motivation et réalise un exploit en bloquant le tir du gardien de l’équipe adverse, Braimah. Puis, Copa Barry entre dans la légende en offrant lui-même le penalty gagnant à son équipe (9 à 8 aux tirs au but). Lors de l’interview d’après-match, le gardien, en larme, évoque sa joie d’avoir offert la victoire à son pays. Le grand héros déclare modestement « Je ne suis pas grand, ni par le talent, ni par la taille. Mais je veux travailler et progresser ». Soulignons qu’au départ, Copa Barry ne devait pas participer à cette grande finale. Il a remplacé au pied levé le gardien, Gbohouo, qui s’était blessé avant la finale.

Une victoire largement fêtée à Abidjan

C’est une foule en liesse qui s’est précipitée dans les rues d’Abidjan ce dimanche 08 février. Les Ivoiriens ont exprimé leur fierté et leur joie, revêtus du maillot orange de l’équipe nationale. La foule a largement scandé le nom du gardien de l’équipe, devenu un héros dans son pays. D’autres saluent également le talent de l’entraîneur, Français Hervé Renard, qui a permis à l’équipe d’accéder à cette finale et de remporter cette victoire. Jusque tard dans la nuit, les rues de la capitale résonnaient des cris de joie des supporters.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a déclaré que la journée du lundi 09 février serait fériée et payée sur l’ensemble du territoire. Les joueurs de l’équipe ivoirienne sont attendus, ce lundi, à l’aéroport d’Abidjan avant de se rendre au stade Felix Houphouët-Boigny pour présenter le trophée au pays.